PROFIL

2015

 

Comment l'artiste interroge-t-il l'identité numérique au travers de l'autoportrait du profane ?

Pour répondre à cette question ce mémoire se base sur un corpus principalement constitué d’œuvres et d’écrits sociologiques contemporains des vingts dernières années ; années retraçant l'évolution de la pratique de l'autoportrait et de l'identité corrélée à celle de l’internet. Des liens déjà existants indépendamment entre artistes et profanes dans la création de leurs autoportraits sont dans un premier temps détachés. Ceci permet d'établir les bases théoriques et plastiques de la création d'images de soi dans le cadre d'une quête identitaire. Des pratiques artistiques, dispositifs générant des images du spectateur, sont dans un second temps mis en lumière, révélant les enjeux identitaires sous-tendus dans l'utilisation des outils numériques. Pour terminer, les artistes se réappropriant outils et images du profane dans une quête de leur propre identité sont convoqués.

 

Ces différentes démarches permettent de développer ce qu'englobe de façon plus large la pratique de l'autoportrait. Créer des dispositifs à vocation représentative, réutiliser des images ou encore des outils du profane, sont autant de positionnements qui s'intègrent dans ce genre artistique qu'est l'autoportrait aujourd'hui.